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Dernière mise à jour:
06-07-2020

 

Chantiers en cours

 

Dans cette section, la FAMCO fait le point sur les principaux dossiers actuellement en cours, en présentant brièvement les enjeux, en rendant disponibles les documents nécessaires à leur compréhension. Bien entendu, tout n'est peut-être pas facile à comprendre vu la complexité des problématiques...

...N'hésitez donc pas à nous contacter si vous avez des questions ou commentaires!



La FAMCO réagit au dépôt du PL 12661 qui propose une augmentation de 27% du temps de travail des enseignant.es du CO.

Le PLR a déposé au printemps 2020 le projet de loi 12661 qui propose de découpler le temps d'enseignement du CO et de l'ES2 en passant de 22 à 28 le nombre de périodes d'enseignement hebdomadaires pour un temps plein au CO. L'exposé des motifs relève:

1) que les enseignant.es du CO d'autres cantons enseignent plus de périodes qu'à Genève;

2) que la charge de travail des enseignant.es du CO pourrait être allégée en éliminant des tâches administratives.

 

La FAMCO s'oppose fermement à ce projet de loi et refuse toute augmentation du nombre de périodes hebdomadaires d'enseignement, pour les raisons suivantes.

 

 

Comparaison intercantonale n'est pas raison!

Genève a fait le choix de confier l'enseignement au CO à des enseignant.es spécialistes porteurs d'un master de branche et d'un master pédagogique. Ce choix permet de préparer les élèves de tous milieux socio-économiques aux formations supérieures nécessaires au fonctionnement de son économie à forte valeur ajoutée.

À 25 ans, on a dans la population genevoise 51% de maturités (dont 34% gymnasiales), contre 46% sur Vaud (dont 30% gymnasiales), 45% en Valais (dont 20% gymnasiales) ou 45% dans le Jura (dont 22% gymnasiales)1.

 

 

L'élimination des "tâches administratives", plus facile à dire qu'à faire!

La charge administrative de l'enseignant.e est fortement imbriquée à l'ensemble de ses gestes professionnels, au point qu'il est complexe de séparer le nécessaire à l'encadrement des élèves (communication au sein de l'école, avec les parents, avec les intervenants externes) des inutiles rapports jamais lus.

En outre, une bonne part de la charge administrative de l'enseignant.e est formée de rapports et communications internes, rendue obligatoires par le besoin de contrôle du département, du parlement et de la cour des comptes (comptes des sorties, corrections et saisie des points EVACOM&TAF, par exemple).

 

 

Ajouter des périodes c'est dégrader la qualité de l'enseignement!

Selon le Service de la Recherche en EDucation2, l'enseignement en classe représente le tiers du temps de travail des enseignant.es du CO, le reste se répartissant entre la préparation des cours, les corrections, le soutien pédagogique et éducatif, la gestion administrative, les conseils, supervisions et concertations, les tâches annexes dans l'établissement (surveillances, etc.).

Si on calcule sur cette base le temps de travail annuel d'un.e enseignant.e du CO (22 périodes de 45 minutes sur 38,5 semaines scolaires, multiplié par 3), on obtient 1905 heures de travail annuel, soit déjà plus que les 1800 heures attendues de chaque fonctionnaire genevois.e.

Une augmentation du nombre de périodes hebdomadaires déboucherait ainsi sur une baisse du temps de préparation et donc de la qualité des cours, sur une baisse du temps de correction et donc de la qualité de l'évaluation, et sur une baisse de la qualité de l'encadrement de chaque élève, mettant en péril l'égalité des chances3.

 

 

Les conditions de travail actuelles au CO ne sont pas attractives!

La forte mobilité des enseignant.es de l'ES1 vers l'ES2, montre que les conditions de travail actuelles au CO ne sont pas comparativement favorables. Une dévalorisation de ces dernières mettrait à mal le recrutement d'enseignant.es au CO.

 

 

La FAMCO s'oppose à ce que les élèves et les enseignant.es du CO fassent les frais du démantèlement fiscal mené par la droite.

 


1 Office Fédéral de la Statistique, 2017

2 SRED, Analyse de la charge de travail des enseignants du Cycle d’orientation, 2010

3 LIP, art. 10.1.f

Newsletter juin 2020

Chères et Chers collègues,


Dernier trimestre souvent déstabilisant, durant lequel chacun d'entre nous a pris sur soi pour empoigner d'abord l'enseignement à distance puis pour revenir en classe dans des conditions sanitaires floues. L'année prochaine ne s'annonce pas plus simple, avec la reprise post-covid, les séquelles du budget 2020, puis le vote du budget 2021 et le traitement par le Grand Conseil du PL12661 (qui propose d'augmenter de 27% le temps de travail des enseignants du CO).

La FAMCO s'adresse exceptionnellement à tous les enseignants du CO, car nous aurons besoin de nous rassembler pour défendre nos conditions de travail et les conditions d'apprentissage de nos élèves.


Dans certains établissements, les associations locales fonctionnent à plein, rejoignez-les!

Ailleurs, certaines s'essoufflent, elles on besoin de vous!

Encore ailleurs il n'y a pas d'association locale et la FAMCO ne compte que des membres isolés. Monter une association d'établissement peut sembler une lourde responsabilité; dans un premier temps un simple "représentant", qui partagerait avec nous l'ambiance de son école et partagerait avec ses collègues les infos de la FAMCO, permettrait de créer un pont, sur lequel construire peut-être plus, plus tard. Parlons-en!


N'hésitez pas non plus à faire appel à nous pour venir, dès la rentrée, dans votre établissement présenter notre travail, l'actualité 2020-21, ou vous épauler dans la fondation d'une association locale.


Dans l'attente de vous rencontrer en nombre, nous vous souhaitons un bel été,

Votre Bureau FAMCO

Quelles conditions pour une reprise le 11 mai ?

Le 16 avril, le Conseil Fédéral annonçait son plan de déconfinement en 3 phases. La réouverture des Cycles d'Orientation est planifiée le 11 mai, date qui doit être confirmée le 29 avril.

Dans la foulée, le DIP rappelait qu'il s'agit d'un plan évolutif et qu'il est exclu de faire venir l'intégralité des élèves le lundi 11 mai à 8h00.

La FAMCO a produit un document de position lui servant à la fois de guide dans son travail en partenariat avec la Direction Générale, mais également de soutien pour les associations locales dans leurs contacts avec leur direction en vue de cette réouverture.

Le 29 avril, le Conseil Fédéral confirmait sa volonté de rouvrir les écoles obligatoires le 11 mai, tout en élargissant sa volonté d'ouverture à d'autres domaines. La FAMCO est entrée en contact avec la direction générale et s'est montrée favorable au scénario de reprise le plus prudent, dans l'objectif de préserver la santé des élèves et des enseignant.e.s, mais également de limiter les risques de reprise de l'épidémie.

Le 30 avril, le DIP annonçait que le scénario à 50% des élèves (et 100 % des enseignant.e.s) qui sera retenu.

Plusieurs collègues et associations font alors part de leurs craintes et de leurs doutes.

Le 4 mai, la FAMCO les relaient auprès de la Conseillère d'Etat, qui assurent que les conditions sanitaires des différents protocoles seront respectées. La FAMCO fait parvenir ce retour à ses délégué.e.s.

Coronavirus - bilan après 3 semaines

Le vendredi 13 mars 2020 à 15h32, le Conseil Fédéral a annoncé la fermeture des écoles, dans le contexte de la crise du coronavirus. Dans la foulée, le DIP annonçait la nécessité de mettre en place une continuité pédagogique largement improvisée et ce sans pouvoir en prévenir les élèves et la majorité des enseignant.e.s avant leur départ de l'école.
Très vite, les hautes ambitions du DIP, en particulier la présence des enseignant.e.s dans les écoles, et une continuité de l'enseignement à distance comme si de rien n'était se sont heurtés aux principes de réalité: tous les élèves (et tous les enseignant.e.s) ne disposent pas du matériel et des compétences nécessaires, matériel qu'il faut la plupart du temps partager avec les autres membres de la famille. Il a fallu donc progressivement réduire la voilure, tant en ce qui concerne le temps d'étude, que les ambitions pédagogiques qui, au final, devaient plus viser à maintenir les acquis qu'acquérir de nouvelles connaissances.

 

Après trois semaines à ce rythme, la FAMCO a procédé à un sondage de ses membres et en tire le bilan suivant.

Des postes pour notre école - signons la pétition !

Dans le cadre des débats budgétaires, la droite (PLR-PDC-UDC-MCG) a refusé en bloc les 412 postes nécessaires au fonctionnement des services publics que le Conseil d'Etat demandait.

196,9 de ces postes devaient assurer le maintien et l'amélioration des services du DIP, qui fera face, à la rentrée 2020 à une augmentation importante du nombre d'élèves. Une part importante de ces postes devaient profiter aux élèves les plus fragiles, qui vivent avec des handicaps.

En février, le département a présenté une demande de crédit extraordinaire pour 155 postes, véritablement nécessaires à notre école. La commission des finances du Grand Conseil n'en a accordé que... 25 !

Face à ce camouflet, la FAMCO a lancé une pétition, en s'associant à:


- La SPG (enseignant.e.s du primaire)

- La FAPEO (parents d'élèves de l'enseignement obligatoire)

- La FéGAPH (handicapé.e.s et familles de personnes en situation de handicap)

- L'Union (enseignant.e.s de l'ES2)

- L'AGEEP (enseignant.e.s de l'ES2 professionnelle)


Malgré la crise sanitaire que nous traversons, nous avons l'ambition de réunir plusieurs centaines de signatures que nous comptons déposer dès que les écoles rouvriront. Nous vous prions donc d'imprimer, de signer et de nous retourner par la poste cette pétition !

Le clip de la FAMCO et la SPG est publié !

Vous pouvez le télécharger à cette adresse: http://www.famco-ge.ch/diapo

Ou utiliser cette adresse pour le partager sur les réseaux sociaux: https://video.ploud.fr/videos/watch/f5f40835-3f1b-4aab-a45d-13052e8c6b82

 

*** Le communiqué de presse envoyé à cette occasion ***

 

La SPG et la FAMCO s'unissent pour produire un clip dénonçant les coupes massives dans l'enseignement.

En décembre 2019, le Grand Conseil a biffé du budget 2020 les 412 postes que le Conseil d'Etat considérait nécessaires à un fonctionnement pérenne du service public. Parmi ces postes, 196,9 étaient destinés au DIP.

Le Conseil d'Etat ne nourrissait pourtant pas d'ambitions exagérées, mais seulement de suivre l'évolution démographique du canton sans surcharger les classes, d'introduire l'enseignement de l'informatique, d'assurer un suivi psychologique des élèves en situation difficile; seulement de pérenniser une école publique genevoise censée offrir à chaque enfant des chances égales de se construire un avenir de qualité.

Le DIP a déjà annoncé le report de l'enseignement de l'informatique au Collège et l'augmentation des effectifs en sciences expérimentales au CO, qui seront dès lors dessciences non-expérimentales pour des raisons de sécurité; au primaire, l'arrivée de plus de 1000 élèves supplémentaires à la prochaine rentrée entraînera une explosion des effectifs de classe et, pour la première fois, des déplacements d'élèves.

La SPG et la FAMCO refusent de laisser les conditions d'apprentissage des élèves et les conditions de travail des enseignant.e.s se péjorer de la sorte. En réaction aux coupes effectuées dans le budget 2020, 196,9 enseignant.e.s se sont mobilisé.e.s pour mettre en évidence la nécessité de l'engagement de ces collègues inconnu.e.s dont le rôle est indispensable: www.famco-ge.ch/diapo.

Cette première action suffira-t-elle à alerter les député.e.s, qui n'ont pas hésité à voter des projets tels que l'école inclusive ou la formation jusqu'à 18 ans pour ensuite amputer leur financement ?

Nous attendons du DIP qu'il demande les postes nécessaires et de la Commission des finances du Grand Conseil qu'elle les vote au plus vite.Nous attendons qu'à l'avenir des moyens soient investis dans l'école, non seulement pour maintenir des conditions correctes, mais bien pour construire une école ambitieuse, apte à remplir sa mission!